REFORESTATION : Et si l’on repensait la manière de faire

août 4th, 2019 | par afriktilgre@
REFORESTATION : Et si l’on repensait la manière de faire
Le fil vert
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Le tout n’est pas de planter pour planter, il faut planter utile et s’en occuper

Crédit photo : SODIBO

L’arbre, c’est la vie. Ce que beaucoup ont compris en posant des actes citoyens comme les campagnes de reforestation. Si cela est déjà louable, il le sera encore plus si les actions sont conduites jusqu’au bout. Chaque année en effet, l’on assiste à des mises en terre de plants en vue de reverdir les espaces choisis à cet effet. En tout cas, c’est l’objectif décliné de ces actions initiées par certains citoyens. Mais si une chose est de planter des arbres, une autre chose est d’en prendre soin comme il se doit afin que l’objectif visé au départ soit atteint.


A chaque saison pluvieuse, ce sont des milliers de plants qui sont mis en terre, mais c’est peu d’entre eux qui bénéficient d’un entretien adéquat. Et le résultat final, on le connait : les plants meurent essentiellement par manque d’eau ou par le fait des animaux en divagation. Et même ceux qui survivent le doivent tout simplement à la chance, est-on tenté de dire. Tel est le triste constat que l’on peut facilement faire quelque temps après les campagnes de reboisement aux allures folkloriques par moment. Au vu de l’avancée du désert et des changements climatiques qui ne font que prendre d’alarmantes proportions, il est plus que jamais temps de repenser les actions de reforestation.

Et pour cela, la journée de l’arbre est la nouvelle trouvaille du gouvernement burkinabè. Adoptée lors de la session du Conseil des Ministres du 24 juillet 2018 pour compter de cette année 2019, la journée de l’arbre se tient chaque 1er samedi du mois d’août, dans une localité de la région qui accueille les festivités du 11-Décembre (Fête Nationale du Burkina Faso). Cette journée dont l’objectif est de mobiliser toutes les couches socioprofessionnelles du pays pour la restauration des forêts et la récupération des terres dégradées, a eu lieu ce samedi 03 août dans la région du Centre-Est, région dont le chef-lieu Tenkodogo, accueille les activités de la Fête Nationale du 11 décembre.

Mais au-delà de cette initiative gouvernementale, il appartient à chaque citoyen, quel que soit son âge ou son niveau d’instruction de s’approprier la culture de sauvegarde des ressources naturelles, celles sans lesquelles aucune vie ne serait possible sur terre. S’inspirant des précédents échecs, l’accent devrait être mis dorénavant sur des aspects importants comme la sécurisation des sites reboisés, la qualité des plants produits, la promotion des espèces locales adaptées, l’entretien des plans ainsi que l’accompagnement technique des acteurs et le suivi régulier. C’est en cela que l’on pourra espérer freiner la catastrophe vers laquelle l’Homme court depuis des années.

Romuald Ouédraogo

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