Protection phytosanitaire des végétaux : Les cas de mauvais usages de pesticides sont condamnés par la loi N°026/2017/AN du 15 mai 2017

octobre 26th, 2019 | par afriktilgre@
Protection phytosanitaire des végétaux : Les cas de mauvais usages de pesticides sont condamnés par la loi N°026/2017/AN du 15 mai 2017
Agro-pastoral
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Au Burkina Faso le contrôle de la gestion des pesticides est encadré par la loi N°O26/2017/AN du 15 mai 2017. Afin de permettre aux populations d’avoir les bonnes informations sur le dudit cadre règlementaire, et les méthodes saines d’utilisation des pesticides, une trentaine de journalistes ont renforcé leurs compétences ce vendredi 25 octobre sur la protection phytosanitaire des végétaux. La formation a été pilotée par des experts du service de la protection des végétaux.

Un à cinq ans d’emprisonnement et 10 à 40 millions de FCFA ou une des deux peines pour toute personne reconnue coupable d’une mauvaise publicité sur les pesticides. Ou encore six à deux ans d’emprisonnement et 200 000 FCFA à 5 million de FCFA ou une des peines pour toute personne physique ou morale qui s’adonne à l’application des pesticides sur les cultures et/ou les denrées alimentaires et qui est à l’origine d’une intoxication après avoir introduit ses produits à la consommation sans respect du délai d’attente (72h minimum). Ce sont là quelques sanctions que la loi prévoit en cas de non-respect de ses dispositions.

Les hommes et femmes de média ont prêté une oreille attentives aux dispositions de la loi réglementant le domaine des pesticides au Burkina Faso

 Au cours de la formation au profit des journalistes, le directeur général des productions végétales Pascal Soubeiga a laissé entendre que depuis l’adoption de la loi en 2017, les autorités publiques s’emploient d’abord à sensibiliser les acteurs (les producteurs, les importateurs et les revendeurs, les structures de contrôle etc.) sur son contenu et ses implications. Néanmoins, il a invité les Burkinabè à travailler dans une dynamique de synergie d’actions pour que la loi soit appliquée dans toute sa rigueur, parce que dit-il la problématique des pesticides concerne tout le monde.

Le directeur général des productions végétales a invité tous les Burkinabè à s’unir pour une bonne utilisation des pesticides

 Avant que les hommes de média ne s’imprègnent réellement de la loi 026/2017/AN du 15 mai 2017, ils ont appris à se familiariser avec les pesticides à travers des généralités sur ces produits, les avantages et les risques liées à leur utilisation. Réné Sanou chef de service des pesticides a confié aux journalistes que toute utilisation d’un pesticide doit se justifier par l’identification d’un ennemi à combattre et si nécessaire. Les pesticides étant classés dans près de cinq catégories, à savoir les insecticides (synthèse et naturel), les fongicides (désinfection des semences…), les herbicides/désherbants, les nématicides (, les rodenticides), René Sanou a indiqué qu’ils peuvent aider le producteur a augmenté ses rendements s’ils sont efficacement utilisés.

Le chef de service des pesticides Réné Sanou a fait découvrir l’univers des pesticides aux journalistes

Pour cela, il a invité les femmes et les hommes du micro et de la plume à faire prendre conscience aux producteurs que, tout pesticide doit être utilisé dans son champ d’action comme voulu par son fabricant. Par la suite, le formateur du jour a souligné qu’il est primordial que les productions presse fassent comprendre aux producteurs que, le port de l’Equipement de Protection Individuelle (EPI) est obligatoire avant tout traitement. Aux termes des échanges, le directeur général des productions végétales a dit compter sur les journalistes pour prendre à bras le corps la sensibilisation sur l’utilisation sécurisée des pesticides.

Sougrinoma Ismaël GANSORE  

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