FOASP 2019 : 72h pour Protéger la Semence Paysanne

novembre 22nd, 2019 | par afriktilgre@
FOASP 2019 : 72h pour Protéger la Semence Paysanne
Agri-innove
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La ville de Tenkodogo accueillera du 26 au 28 novembre 2019 la quatrième édition de la Foire Ouest Africaine des Semences Paysannes (FOASP) organisée par le Comité Ouest Africain des Semences Paysannes (COASP). Une initiative qui vise à protéger la semence paysanne contre l’invasion des firmes semencières. Le comité d’organisation de l’événement était devant la presse ce mardi 19 novembre à Ouagadougou pour annoncer ses couleurs.

Sous le leadership du Comité Ouest Africain des Semence Paysannes (COASP), des agriculteurs, des ONGs et associations, des parlementaires, des directions techniques de l’agriculture, des délégués d’organisations sous-régionales comme la CEDEAO se retrouveront du 26 au 28 novembre à Tenkodogo pour discuter des problématiques de la protection des semences paysannes en Afrique de l’ouest, à l’occasion de la quatrième édition de la Foire Ouest Africaine des Semences Paysannes (FOASP). Au nombre de 200, ces hommes et femmes viendront entre autre du Mali, du Sénégal, du Niger, de l’Afrique du Sud, de la France, du Brésil et des États Unis.

La quatrième édition de la FOASP se tiendra du 26 au 28 novembre prochain

L’édition 2019 de la FOASP connaitra des ateliers thématiques autour du thème : « Échangeons librement et sauvegardons nos semences paysannes, nos savoirs et savoir-faire pour la souveraineté alimentaire et nutritionnelle en Afrique de l’Ouest. ». A en croire Richard Minoungou, président du COASP, les semences paysannes sont menacées par les firmes internationales, alors qu’elles sont reconnues comme étant plus résilientes face aux effets pervers des changements climatiques. « L’industrie semencière a standardisé, croisé ou manipulé génétiquement les semences, et a mis en place un système semencier reposant sur l’interdiction des droits collectifs des acteurs de l’agriculture familiale d’utiliser, d’échanger, de vendre et de protéger leurs semences. » confie Richard Minoungou.

Richard Minoungou ( au milieu) déplore le fait que les semences paysannes ne soient pas formellement reconnues, alors qu’elles alimentent la recherche scientifique

 Selon lui, il est grand temps de braquer les regards sur ces mécanismes que les entreprises utilisent pour confisquer les droits des paysans sur leurs semences. De ce fait, la quatrième FOASP veut influencer les lois qui encadrent le domaine agricole en Afrique de l’Ouest, afin  que les système semenciers paysans soient formellement reconnus. Une telle reconnaissance permettra aux paysans de valoriser et de vendre leurs semences.

En dehors des ateliers thématiques, il faut noter que la quatrième édition de la FOASP sera marquée par une exposition des semences de producteurs et productrices des 13 régions du Burkina Faso, et de la sous-région Ouest Africaine.

Sougrinoma Ismaël GANSORE

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