Burkina Faso : Le SG du MARAH éblouit par les réalisations du producteur Harouna Zoundi

août 3rd, 2022 | par afriktilgre@
Burkina Faso : Le SG du MARAH éblouit par les réalisations du producteur Harouna Zoundi
Agri-innove
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En mission dans la région du Centre-ouest, le Secrétaire général du Ministère de l’agriculture des ressources animales et halieutiques (MARAH), Victor Bonogo a fait escale le mardi 2 Aout à Nabadogo pour visiter une exploitation agricole qui sort du lot. Il s’agit de la ferme de El hadj Harouna Zoundi. Un site de deux hectares et demi (2,5 ha) qui fait la part belle aux intrants biologiques produits localement.

Harouna Zoundi (en pleine explication) et ses invités devant son premier puits à grand diamètre.

Dans sa ferme agro-sylvo-pastorale, Harouna Zoundi produit différentes spéculations comme le maïs, la tomate, les aubergines, tangelos, mangues etc. L’homme dispose de près de 2025 arbres fruitiers. Pour la présente campagne de saison humide, il a transformé une partie de sa parcelle de maïs en site expérimental du Burkina phopshate (BP) mélangé à la fumure organique. 45 jours après les semis, le Secrétaire général du département en charge de l’agriculture  a été séduit par le niveau de croissance des tiges ( environ 1,70 cm) et la texture des feuilles ( très vertes), sur la portion ou le mélange de fumure organique et de Burkina phosphate a été appliqué.

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 Entre deux pieds de maïs, Victor Bonogo a d’emblée affirmé que le champ expérimental de Harouna Zoundi est une preuve palpable de la contribution du BP dans la croissance rapide des plants. En initiant cette expérience, Harouna Zoundi a voulu démontrer à ses collègues producteurs la force des intrants made in Burkina Faso, afin de susciter un retour aux « sources » dans un contexte marqué par la flambée du prix des engrais importés. De l’avis du producteur, le prix d’un seul sac de NPK ou d’urée, fixé à plus de 35 000 F CFA actuellement, suffit pour l’achat de huit (08) sacs de Burkina phosphate. La quantité recommandée pour l’amendement d’un ha de maïs.

Une fois à l’intérieur du champ, on est facilement englouti par la hauteur des pieds de mais.

L’occasion faisant le larron, le responsable aux expérimentations et à la production agricole de la société d’exploitation des phosphates du Burkina (SEPB), Bienvenu Zongo a rappelé qu’il est maladroit de semer directement après l’épandage du Burkina phosphate. Le BP au contact du sol engendre des réactions chimiques nocives à la semence, il est donc impératif d’observer un délai de deux semaines (14 jours) avant d’entamer les semis, poursuit Bienvenu Zongo. Le non-respect de cette prescription empêche certains producteurs d’atteindre des résultats à l’image de ceux de Harouna Zoundi, ajoute Saga Sawadogo Directeur des productions de la SEPB.

Harouna Zoundi (à droite) en compagnie de Victor Bonogo SG du MARAH.

Avant de rebrousser chemin, le numéro deux (02) du Ministère de l’agriculture des ressources animales et halieutiques n’a pas manqué d’encourager Harouna Zoundi à persévérer dans son engagement. « Nous allons vous garder dans un coin de la tête. Vous allez être un modèle pour nous. », a-t-il laissé entendre. Il faut noter que l’hôte de Victor Bonogo exploite sa ferme depuis une dizaine d’années. Des hommes et femmes de Nabadogo et des villages voisins y travaillent toute l’année, grâce à une disponibilité permanente de l’eau.

Sougrinoma Ismaël GANSORE

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