2è Edition de la Journée Mondiale des Légumineuses : A Réo, il n y’a pas que le Porc au Four

février 11th, 2020 | par afriktilgre@
2è Edition de la Journée Mondiale des Légumineuses : A Réo, il n y’a pas que le Porc au Four
Agro-pastoral
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La commune de Réo, dans la région du Centre-ouest, a accueilli le 10 février 2020 la célébration de la deuxième édition de la Journée Mondiale des Légumineuses. Placée sous le signe de la promotion des légumineuses dans un climat d’insécurité et de changement climatique, la cérémonie a réuni plusieurs acteurs du monde rural.

Connue pour être une ville ou le porc au four coure les rues, la cité du Djoy a été le théâtre de la célébration de la 2ème Journée Mondiale des Légumineuses, ce lundi 10 février 2020 sous le patronage du premier ministre Christophe Joseph Marie Dabiré. Dans son message de bienvenue, le maire de la commune de Réo, Louis Bazyomo, a souligné que l’arachide et le niébé, deux variétés de la famille des légumineuses, constituent les principales cultures de rentes dans sa circonscription. Pour cela, il a souhaité que des réflexions soient menées autour des problèmes qui entravent le développement de la filière des légumineuses au Burkina Faso.

Parmi ces problèmes figure en bonne place l’insécurité, en ce sens que 10% de la production nationale est réalisée dans des zones à situation sécuritaire difficile. Ce problème d’insécurité a même prévalu au choix du thème de la présente édition qui se décline comme suit « Promouvoir les légumineuses dans un contexte d’insécurité et de changement climatique : défis et perspectives. ».

A côté du défi sécuritaire, le ministre de l’Agriculture et des Aménagements Hydro-agricoles, Salifou Ouédraogo a fait noter la faiblesse de la productivité (seuls le voandzou et l’arachide ont atteint au moins 50% de leur rendement potentiel), et la quasi-absence d’organisations professionnelles spécifiques à certains maillons de la chaine de valeurs des filières de légumineuses dans la liste des goulots d’étranglements du secteur.

Le ministre en charge de l’agriculture a promis de se mettre à la tache pour trouver des solutions aux problèmes de la filière des légumineuses

Salifou Ouédraogo a déclaré par la suite que, cette 2ème célébration mondiale au Burkina Faso vise à proposer des perspectives pour une meilleure promotion des légumineuses au regard de leurs capacités à faire face au triple problèmes de la gestion de la fertilité des sols, la réduction des effets néfastes du changement climatique et la problématique de la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Les légumineuses interviennent dans la rotation des cultures et contribuent à réduire le besoin d’engrais à base d’azote synthétique et donc les émissions de gaz à effet de serre, à en croire le patron du département de l’agriculture Burkinabè.

les officiels visitant les stands d’exposition de légumineuses

Au regard des opportunités de revenus que présentent les légumineuses, Sika Kabore épouse du Président du Faso, marraine de la cérémonie, a invité les femmes à plus investir dans la filière, malgré leurs difficultés d’accès aux terres. Selon des chiffres du ministère de l’agriculture, les légumineuses sont cultivées par 69,2% des ménages ruraux et génèrent des revenus non négligeables pour les ménages constitués de 46,5% des femmes responsables de parcelles

La FAO à travers son représentant résidant a pour sa part réaffirmé son soutien au pays des hommes dans le développement des légumineuses, afin de lutter contre la sécurité alimentaire et nutritionnelles et contribuer à l’atteinte de l’objectif faim zéro d’ici 2030.

Sougrinoma Ismaël GANSORE

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