Théories conspirationnistes sur les organismes génétiquement modifiés
Les activistes anti-OGM colportent de dangereuses théories de conspiration sur les « agendas mondialistes » alors que les agriculteurs africains luttent contre les mauvaises récoltes et la malnutrition. Cela doit cesser. Il est évident que la technologie des OGM sauve des vies.
En Afrique du Sud et au Nigeria, le maïs Bt a permis de réduire considérablement l’utilisation de pesticides tout en augmentant les rendements jusqu’à 30 % et en protégeant les agriculteurs contre les chenilles légionnaires dévastatrices. Au Nigeria, le niébé résistant à la foreuse de gousse (PBR) a permis de réduire de 80 % les applications d’insecticides, ce qui a permis aux agriculteurs d’économiser de l’argent et de réduire leur exposition aux produits chimiques.
Au-delà de la résistance aux parasites, les cultures OGM offrent une résistance au climat grâce à leur tolérance à la sécheresse, une maturation précoce qui correspond à des saisons de croissance plus courtes, et un contenu nutritionnel amélioré qui permet de remédier aux carences en vitamines. Il ne s’agit pas de complots d’entreprises, mais de solutions scientifiques à des problèmes réels qui tuent de vraies personnes.
Pendant que des activistes, confortablement installés devant leur ordinateur, diffusent des informations erronées, des enfants africains souffrent de retards de croissance dus à la malnutrition. La technologie des OGM est éprouvée, règlementée et nécessaire. L’Afrique mérite d’avoir accès à tous les outils susceptibles d’améliorer la sécurité alimentaire. Rejeter les OGM sur la base de théories conspirationnistes, c’est condamner des millions de personnes à des souffrances qui pourraient être évitées.
Source: David Tarus (PhD)
Chargé de programme principal AATF