« Les chercheurs sont les premiers à sauvegarder la semence paysanne » : Dr Valentin Edgar Traoré Coordonnateur OFAB-Burkina

janvier 5th, 2022 | par afriktilgre@
« Les chercheurs sont les premiers à sauvegarder la semence paysanne » : Dr Valentin Edgar Traoré Coordonnateur OFAB-Burkina
Agri-innove
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Le 29 décembre 2021 à  l’occasion d’une rencontre d’échanges avec des Journalistes et Communicateurs sur les Organismes Génétiquement Modifiés (OGM), Dr Valentin Edgar Traoré, Expert en semences et Coordonnateur du Forum Ouvert sur la Biotechnologie Agricole section Burkina Faso (OFAB-Burkina), s’est prononcé sur la question de la promotion des semences paysannes. Sans langue de bois, l’homme a affirmé que

 « Les chercheurs sont les premiers à collecter les semences paysannes, parce que nous faisons ce qu’on appelle la sélection variétale participative. Les variétés que nous créons doivent être utilisées par un producteur. Si le producteur n’a pas son caractère dedans, l’amélioration de la variété n’a plus de sens. C’est pour cela que les chercheurs sont les premiers à sauvegarder la semence paysanne qui est en train d’être perdue. ».

Dr Valentin Edgar Traoré a poursuivi en faisant appel à ses vieux souvenirs.

« Quand nous étions à l’école primaire, on semait  en juin et en octobre on allait à l’école pendant qu’on récoltait l’arachide. Cela faisait 05 ou 06 mois pour récolter l’arachide, le sorgho et le petit mil. Mais aujourd’hui, si tu sèmes en juin, je ne suis pas sûr que les gens puissent attendre en octobre. En dehors des poches de sècheresses qu’il y’aura entre juin et juillet. Cela veut dire que  la recherche a travaillé à pouvoir maintenir des variétés améliorées, capables de faire face à ce retard», se justifie-t-il.

Une vue des Journalistes et Communicateurs présents à cet atelier d’échanges sur les OGM

Avant de conclure son propos, le Coordonnateur de OFAB-Burkina a rappelé que

« Aucun chercheur ne condamne la semence paysanne, mais c’est quelque chose qu’on est en train d’améliorer pour les paysans eux-mêmes. Pourquoi vont-ils promouvoir quelque chose qu’ils n’ont pas réussi à maintenir. Il y’a 4000 variétés de riz africain disponibles dans les banques de gènes de la recherche que les producteurs n’ont plus. Ils sèment, il n’y a pas de pluie, il n’y a pas de fleur et de graine, ils vont demander au voisin on leur donne l’année prochaine et ensuite ils sèment il n’y a pas de pluie et c’est perdu.».

Sougrinoma Ismaël Gansore

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