Filière lait au Burkina : les acteurs célèbrent la journée mondiale sous le signe de l’employabilité des jeunes.

juillet 24th, 2025 | par afriktilgre@
Filière lait au Burkina : les acteurs célèbrent la journée mondiale sous le signe de l’employabilité des jeunes.
Agroalimentaire
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Les acteurs de la filière lait du Burkina Faso en collaboration avec le Ministère de l’agriculture, des ressources animales et Halieutiques ont célébré ce 24 juillet 2025 à Ouagadougou, la 13è Journée mondiale du lait. Une célébration en différé présidée par le Ministre délégué chargé des ressources animales et halieutiques, avec en ligne de mire les investissements à réaliser pour favoriser une employabilité des jeunes dans cette filière.

L’employabilité des jeunes préoccupe les acteurs de la filière lait au Burkina Faso. Cette année , ils ont décidé de “fêter” la Journée mondiale du lait sous le thème : « Filière lait local et employabilité des jeunes : quel investissement ?». Programmée le 1er juin de chaque année, la Journée mondiale du lait 2025 est célébrée au Burkina Faso, ce 24 juillet.

Une filière à fort pénitentiel d’emplois qu’il faut dynamiser davantage

Pour planter le décor, le Président de l’Interprofession des de la filière lait du Burkina (IPROLAIT/BF ) Nour Al-Ayatt Ouédraogo a rappelé que le Burkina Faso est fort de sa jeunesse qui représente environ la moitié de sa population. Cependant cette frange jeune fait face au chômage, au sous-emploi et au manque de compétences adaptées au marché du travail. Face à cette situation, la filière lait se présente comme une véritable opportunité, pour peu que les jeunes y soient formés.

« En effet, à travers ses différentes filières, le lait offre des emplois dans la transformation et la distribution tels que gestionnaire de ferme, bouvier, transformateur, vendeur etc.», a précisé le Président de l’IPROLAIT/BF. Toutefois selon Al-Ayatt Ouedraogo, ces emplois ont besoin d’être sécurisés à travers la sécurité sociale et le respect des conditions de travail conformément aux prescriptions en vigueur.

Nour Al-Ayatt Ouédraogo, Président de l’Interprofession des acteurs de la filière lait du Burkina croit à un bel avenir pour le secteur.

Pour cela, un travail s’impose se convainc-t-il. Il s’agit de faciliter l’accès à la terre et sa sécurisation aux jeunes désireux d’entreprendre dans le domaine agricole, mais aussi d’améliorer l’accès aux crédits d’investissement.

Le Ministre délégué chargé des ressources animales sonne la mobilisation des acteurs de la filière lait.

L’élevage, à travers l’offensive agro-pastorale et halieutique est au centre des priorités du gouvernement burkinabè. C’est ainsi que la filière lait a bénéficié de divers soutiens et reformes depuis quelques années. Le ministre délégué Amadou Dicko rappelle à juste titre, la concrétisation d’une revendication majeure des acteurs l’année dernière : la campagne de vaccination contre la fièvre aphteuse lancée le 24 juin 2025. « Cette année nous avons acquis plus de 300 000 doses. Il y avait une petite rupture, mais nous avons acquis des vaccins hier et nous allons relancer la vaccination », a rassuré Amadou Dicko.

L’occasion a été saisie par ce dernier pour inviter les éleveurs à faciliter l’accès des animaux aux équipes chargées de la campagne. L’autre avancée notée par le ministre délégué est l’amélioration génétique des races d’animaux. A propos, une campagne d’insémination artificielle a été lancée et se poursuit selon le ministre Dicko, qui précise que l’objectif de cette campagne est d’inséminer 15 000 vaches et 10 000 truies.

Amadou Dicko, ministre délégué chargé des ressources animales, annonce une usine de lait à Koubri près de Ouagadougou.

Quant à la question alimentaire, le ministre délégué a évoqué la mise en œuvres de plusieurs champs fourragers. A en croire Amadou Dcko, « la filière lait aura une usine de fabrication de produits laitiers du côté de Koubri très bientôt ».

L’organisation des acteurs : le nœud gordien à défaire.

Le Ministre délégué chargé des ressources animales s’est par ailleurs attardé sur ce qu’il a appelé « le véritable problème ». Pour lui, le manque de synergie entre les acteurs de la filière n’est pas de nature à fédérer les énergies pour un véritable essor du secteur. Il a cité en exemple, la multitude d’activités de même type en lien avec la journée mondiale du lait qui sont régulièrement organisées chaque année de manière disparate.

L’autorité a donc invité l’Interprofession de la filière lait du Burkina, à travailler à rectifier le tir. Le Docteur Amadou Dicko a une fois de plus rappelé que l’objectif de tous les efforts du gouvernement est de limiter les importations de lait au Burkina Faso, par le moyen de la disponibilité des produits laitiers locaux.

A.D

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