Agriculture Biologique : L’association La Saisonnière vend la santé et le bien être dans le plat des consommateurs Burkinabè

décembre 13th, 2019 | par afriktilgre@
Agriculture Biologique : L’association La Saisonnière vend la santé et le bien être dans le plat des consommateurs Burkinabè
Agri-innove
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Sise au quartier Bendogo de Ouagadougou, l’Association La Saisonnière a été créée en 2004 par Sedgho Hema Salamata Sophie, sous forme de groupement avant d’évoluer en association en 2006. La Saisonnière s’est spécialisée dans l’agriculture biologique et commercialise sur le marché des produits maraîchers sains, naturels et sans produits chimiques.

Une fois sur les sites de La Saisonnière à Ouidtoeghin/Bendogo et à L’IPD-AOS, vous êtes frappés par la beauté des légumes des jardins sur lesquels travaille une cinquantaine de femmes. L’association a fait de la promotion de l’agriculture biologique son crédo et a été certifiée BioSPG le 09 octobre 2017 par le CNABio. « Nos pratiques culturales diffèrent des autres producteurs conventionnels, nous utilisons des bio fertilisants et des bio déparasitants pour notre santé et celle des consommateurs », explique Sedgho Hema Salamata Sophie, la fondatrice. Une pratique culturale respectueuse de l’environnement, de la santé du sol et qui exclue l’utilisation de pesticides.

Sedgho Hema Salamata Sophie ( à gauche) présentant fièrement la certification BioSPG que son association a reçu le 9 octobre 2017

La Saisonnière s’adapte aux saisons afin de ne pas rester dans la monoculture. Ainsi, sur ses jardins vous y trouverez toutes les plantes locales comme l’amarante, le cléome, le gombo, la tomate, l’oignon, l’aubergine, etc. Aussi, les plantes d’ailleurs dont la laitue, le navet, le radis, le haricot vert, le persil, la salade, etc. Des produits qui en plus d’être de bonnes qualités, sont sains, ont bon goût et se conservent longtemps. « Nous respectons les principes de l’agriculture biologique qui rejoignent les principes du Slow Food. C’est-à-dire, produire le bon ( joli à voir), le propre ( sans produits chimiques, bon pour la santé) et le juste ( nous produisons nos propres semences, affirme dame Sedgho.

Une vue d’un jardin de la Saisonnière

D’ailleurs, nombreux sont les consommateurs qui viennent s’approvisionner directement sur les sites, sur les marchés biologiques à Ouagadougou et passent des commandes. Les jours ordinaires l’association reçoit sur ses jardins, plus d’une cinquantaine de clients voir plus. « Grace au label BioSPG, les consommateurs sont rassurés en achetant les produits issus du jardin. Aussi, nombreuses personnes visitent les sites, la vente bord champ et sur le marché bio s’est accrue », justifie la fondatrice avant de recommander la vente bord champ aux consommateurs. Et ce, pour leur permettre de se rapprocher des producteurs et de toucher du doigt les plantes qu’ils aimeraient acheter.

Quant aux femmes de l’association, elles ne sortent pas perdantes. Recrutées selon des critères de vulnérabilité, chacune dispose d’environ six (6) planches avec un bénéfice de 70 à 100 000 Frs tous les deux (2) mois. Cette somme leur permet de prendre en charge leurs familles et de scolariser leurs enfants.

L’association la Saisonnière emploie plusieurs femmes sur ses sites de production

Toutefois, l’association fait face à la concurrence des produits conventionnels sur le marché. Certaines commerçantes viennent s’approvisionner à La Saisonnière, il est difficile pour le client de différencier sur le marché locale, les produits biologiques, du conventionnel. A ce sujet, la réflexion est menée avec le CNABio pour y remédier. A cela s’ajoute, le manque de financement ce qui freine la mise en œuvre de certaines initiatives.

Tout de même, la présidente fondatrice reste optimiste quant à l’avenir. Elle se lance le défi de diversifier encore plus les variétés de plantes et à mener la sensibilisation. Face aux ravages que font les pesticides et à l’expérience douloureuse vécue avec les produits chimiques, elle invite les producteurs conventionnels à essayer le bio. Loin de ce qu’ils pensent, l’agriculture biologique est plus rentable que le conventionnelle. « Nous espérons que notre association et notre jardin servira d’exemple pour les autres jardins qui ne sont pas encore dans le système et qui ne sont pas certifiés », conclue-t-elle.

Fernand Appia

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One Comment

  1. Bakawan Mireille Virginie says:

    Waouh très encourageant… Puis je avoir leur contact ?

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