72h du lait local : Les balles ne doivent pas boucher le circuit laitier

octobre 24th, 2019 | par afriktilgre@
72h du lait local : Les balles ne doivent pas boucher le circuit laitier
Agroalimentaire
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Renforcer la résilience des pasteurs et agro-pasteurs dans le but de garantir la continuité de la production, de la transformation et de la consommation du lait local dans un contexte d’insécurité, c’est sous ce signe que s’est ouverte ce matin à la maison de la femme de Ouagadougou la 5e édition des 72h du lait local. Organisés par l’Union Nationale des Mini-laiteries et producteurs de Lait local au Burkina (UMPL/B), ces 72h seront meublés par des expositions-ventes et des communications.

« Un pastoralisme résilient pour du lait local : une réponse à l’insécurité et un facteur de développement durable ». C’est le thème que l’UMPL/B a choisi pour la tenue de la cinquième édition des 72h du lait local. Si les thèmes des éditions passées s’intéressaient plus aux circuits de vente, le présent s’attaque à un problème beaucoup plus profond, ce qui rend l’édition 2019 un peu plus spécial, selon Adama Ibrahim Diallo président de l’UMPL/B. Il a d’emblée justifié le choix du thème par cette volonté de sa structure de donner aux pasteurs et aux agro-pasteurs les moyens d’adaptation à l’insécurité, afin que les attaques terroristes et le grand banditisme n’empiètent pas sur la production, la transformation et la consommation du lait local.

Adama Ibrahim Diallo président de l’UMPL/B

Les trois jours de l’évènement seront donc meublés par une première communication sur l’alimentation du bétail en situation de crise sécuritaire et une seconde sur la sécurité des personnes, et des biens en situation de crise sécuritaire. A côtés de ces deux conférences-débats, l’édition 2019 des 72h du lait local sera riche aussi en exposition-vente de produits laitiers, et en séances de dégustation. Par la suite Adama Ibrahim Diallo a fait savoir que, l’UMPL/B produit chaque année 1 250 000 litres de lait, un chiffre qui montre que le secteur laitier est un puissant levier d’employabilité des jeunes et des femmes.

Les officiels de la cérémonie d’ouverture ont visité les différents stands d’exposition-vente

Sa Majesté l’Émir de Baraboulé, président international de l’Association pour la promotion de l’Élevage dans le sahel et dans la Savane (APESS) et parrain de la présente édition, a indiqué que ces 72h doivent redonner de l’optimiste à tous les acteurs de la filière lait qui avaient perdus espoir, suite à la fermeture de certaines mini-laiteries. Vantant les mérites du précieux liquide blanc, l’Émir a laissé entendre qu’une meilleure organisation du business du lait peut être une excellente réponse au chômage des jeunes.

Sa Majesté l’Émir de Baraboulé estime que le lait est aussi précieux que l’or

Par ailleurs, Léon Badiara, directeur de la production des filières animales, représentant le Ministre des Ressources Animales et Halieutiques nous a confié que, la présence des transformateurs de lait local avec une gamme variée de produits signifie que sur le terrain, les producteurs sont résilients face à l’insécurité. L’UMPL/B a reçu au 6e congrès international du lait équitable Europe-Afrique organisée le 12 octobre passé en Belgique la Faironika d’or (vache dorée) pour son engagement dans la promotion du lait de bonne qualité.

Sougrinoma Ismaël GANSORE

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